C'est, bien sûr, Toulouse qui, depuis le début de l'automne, concentre l’attention. Voilà plusieurs mois que Simon de Montfort et ses troupes sont à l'arrêt devant les murs de la ville. Ils ont laissé passer la trêve hivernale, attendant patiemment, comme à chaque début d’année, l’arrivée de nouveaux renforts pour repartir à l’offensive. Du côté toulousain, ces derniers mois ont permis de consolider les fortifications et de répartir les rôles de chacun dans l’organisation de la défense. Pris une fois encore entre deux feux, le vicomte Aymeri de Narbonne s’efforce de ne pas décevoir, n’osant afficher un soutien au Comte Raymond VI, déchu par décision du souverain pontife lui-même, mais aussi réticent à apporter son concours à Simon de Montfort qu’il sait profondément haï des méridionaux. Il se retranche habilement derrière le serment de fidélité qu’il a prononcé en faveur du chef des croisés depuis que celui-ci a officiellement été investi du titre de duc de Narbonne. Soucieux de satisfaire à ses obligations, il se range donc, de mauvaise grâce, du côté de Simon de Montfort, se gardant toutefois de s'engager personnellement.
3 janvier 1218 – après avoir écrit au roi Philippe-Auguste
lui demandant de soutenir les croisés de façon plus active, le pape Honorius III
exhorte les troupes aragonaises de quitter le ville de Toulouse.
27 février 1218 – les citoyens (cives) de Narbonne
font savoir au pape Honorius III et au roi de France Philippe-Auguste qu’ils
ont prêté serment de fidélité à Simon de Montfort. Ils lui ont aussi promis de
détruire leurs murailles et de ne point recevoir ses ennemis.
En réponse, Simon de Montfort les autorise à relever leurs murailles, confirmant la bienveillance dont il a régulièrement fait preuve à l’égard des Narbonnais. Ceux-ci ne tardent pas à remettre en état les fortifications de la ville.
15 avril 1218 – les Toulousains tentent une sortie mais
celle-ci se transforme en un sanglant affrontement sans progression réelle de
part et d’autre.
Début mai 1218 – Simon de Montfort peut se satisfaire de l’arrivée de nouveaux renforts. Parmi eux figurent notamment Michel
de Hames, un seigneur venu d’Arles et Gautier de Langton, un seigneur anglais.
Bénéficiant de ses nouveaux soutiens, le chef croisé lance l’assaut au faubourg Saint Cyprien situé sur la rive gauche de la Garonne. Sachant que ce
quartier constitue un point faible dans la défense, les Toulousains y ont
dressé des barricades mais celles-ci sont emportées lors d’un violent orage.
Les ponts sont également détruits, permettant à Simon de Montfort de prendre
possession du faubourg et de bloquer le ravitaillement.
Mai 1218 - Simon de Montfort assigne aux religieux de Fontfroide une somme annuelle de 30 livres Melgueil (la monnaie la plus couramment répandue dans le Midi) à prélever sur les péages biterrois pour assurer leur pitance les six dimanches de Carême.
2 juin 1218 – Fort d’un nouveau contingent conduit par le
comte Raoul de Soissons, Simon de Montfort tente une nouvelle
offensive, espérant attirer les Toulousains en terrain découvert. Conscient du piège tendu par les croisés, le comte Raymond-Roger de Foix
parvient à faire opérer un repli dans l’urgence.
Raoul 1er de Soissons (1180-1232) a épousé en premières noces Alix de Dreux, une cousine du roi Philippe Auguste. Il s’est plusieurs fois illustré à ses côtés, à l’occasion notamment de la troisième croisade en 1189 mais surtout lors de la bataille de Bouvines en 1214. Il est, à présent, de retour dans la région, après avoir accompagné deux ans plus tôt le prince Louis s'était impliqué dans la croisade des albigeois.
7 juin 1218 – Arrivant de Beaucaire, Raymond VII le Jeune fait
son entrée dans Toulouse avec des
renforts et des vivres.
La mort de Simon de Montfort
25 juin 1218 – Alors que les problèmes financiers continuent
de s’accumuler et qu’il sent le découragement s’installer au sein de son armée
après plus de 9 mois d’un siège dont l’issue est toujours incertaine, Simon de
Montfort doit répliquer dès le lever du jour à une nouvelle offensive des Toulousains. Il a, pour cela, fait construire
une puissante "chatte" et une tour
d’assaut qui, une fois adossées au rempart, doivent faciliter le
franchissement de la muraille à ses troupes. Fidèle à ses habitudes, il attend,
toutefois, la fin de l’office religieux du matin pour enfourcher son cheval et se
jeter lui-même dans la mêlée. Il constate, avec amertume, que la chatte qu’il a
fait construire pour enfoncer les murs de la cité ne résiste pas aux tirs de
projectiles. Son frère Guy chute alors de son cheval, victime d’un tir
d’arbalète. Simon de Montfort se porte à son secours mais au moment où il lui
tend la main pour l’aider à se relever, le voilà lui-même frappé en pleine tête par un
bloc de pierre lancé par un trébuchet situé à St Sernin actionné selon la
légende par de femmes. Il s’effondre, le crâne fracassé par la puissance du
choc.
On s’efforce, côté croisé, de dissimuler sa mort mais la nouvelle se répand, laissant peu à peu la place à un silence pesant. Dans Toulouse, au contraire, l’annonce de la mort de Simon de Montfort provoque des cris d’allégresse. Une immense clameur envahit alors la ville « Lo lop es mort ! ».
26 juin 1218 – privés de leur chef charismatique, les croisés
ont perdu le courage de se battre. Présent devant Toulouse au moment de la mort
de son père, Amaury VI de Montfort (1192-1241) lui succède, revêtu lui aussi
des titres de Comte de Toulouse, vicomte de Carcassonne et de Béziers mais
c’est d’abord au roi de France Philippe-Auguste que reviennent ses droits.
1er juillet 1218 – Amaury de Montfort lance une
nouvelle offensive contre les Toulousains mais celle-ci se solde, comme les
précédentes, par un échec.
Début juillet 1218 – Le bayle de Limoux et les consuls de la
ville font part à Amaury de Montfort de la douleur qu’ils éprouvent suite à la
mort de son père et lui renouvellent leur fidélité.
25 juillet 1218 - Amaury de Montfort tient à poursuivre le siège de
Toulouse et propose de conclure une trêve avec Raymond VI mais ses barons
parviennent à l’en dissuader et pour la plupart, se détournent de lui. Ils partent
en direction de Narbonne emportant sur un chariot les reste de Simon de
Montfort jusqu’à Carcassonne où il sera inhumé à titre provisoire dans la
cathédrale Saint Nazaire. Ils laissent derrière eux le Château Narbonnais en
flammes.
30 juillet 1218 – le pape Honorius III demande aux prélats de
préparer une guerre contre Raymond VI de Toulouse.
Cette demande ne sera suivi d’aucun effet. Les croisés ont abandonné le territoire au comte Raymond VI qui, sans être officiellement réinvesti dans ses droits seigneuriaux retrouve en peu de temps la quasi-totalité de ses territoires grâce à la ferveur de la population et au soutien de ses vassaux. Ne disposant plus que d’une faible escorte de fidèles, Amaury de Montfort s’est replié à Carcassonne, préférant céder au roi Philippe-Auguste ses droits sur les domaines attribués à son père, impuissant face la poussée des troupes de Raymond VI et de son fils Raymond le Jeune. Reste toutefois en suspens le titre de duc de Narbonne, jadis apanage de la Maison de Saint Gilles, c’est-à-dire des comtes de Toulouse et un moment convoité par l’archevêque Arnaud-Amalric au nom de la défense d’un patriotisme régional en gestation. Le roi de France en avait reçu l’hommage de Simon de Montfort en 1216 mais le départ des croisés de la région laisse, en fait, vacant l’exercice des droits inhérents au titre.
17 août 1218 – le pape Honorius III confirme à Amaury de
Montfort la possession des biens conquis par son père sur les hérétiques en
contrepartie d’un cens annuel de trois
deniers payés à la cour romaine par chaque feu du pays.
Décembre 1218 – Alix de Montmorency, la veuve de Simon de
Montfort arrive à Carcassonne où elle retrouve son fils Amaury, retranché dans
la citadelle avec un petit groupe de fidèles. Elle est accompagnée de Bouchard
de Marly et d’un contingent de croisés dont la venue permet au jeune comte de
reprendre confiance.
12 novembre 1218 – Raymond VII de Toulouse envoie son épouse
Sancie d’Aragon à Nîmes renouveler les privilèges dont jouit la cité.
A l’aube de l’année 1219, cela fait déjà 25 ans qu’Aymeri III est vicomte de Narbonne. Agé de 47 ans il a épousé en 1210 Marguerite de Montmorency, un mariage qui lui a permis de forger des liens familiaux avec des familles seigneuriales du Nord de la France et d’établir même une proximité avec certains des membres les plus éminents de la croisade tels que Bouchard de Marly et surtout Simon de Montfort. Au cours de la décennie écoulée, son épouse a donné naissance à un fils Amalric et deux filles Marguerite et Ermengarde.
22 février 1219 – dans un acte établi à Palairac, l’abbé de Lagrasse confirme à Amaury de
Montfort l’inféodation des châteaux appartenant à l’abbaye autrefois tenus en
fief par les seigneurs de Carcassonne et leurs chevaliers.
L’arrivée de nouveaux renforts a permis à Amaury de Montfort d’effectuer une chevauchée d’entraînement à travers les Corbières dans une région qui, depuis qu’elle est placé sous la tutelle d’Alain de Roucy, connaît un calme relatif.
Mars 1219 - Evitant de
passer par Toulouse, Amaury de Montfort retourne vers Marmande dont le comte déchu Raymond VI a pu reprendre
possession dès l’automne précédent. Fortifiée par Richard de Cœur de Lion et offerte
en dot au comte Raymond VI de Toulouse lors de son mariage avec Jeanne
d’Angleterre, la ville qui passe pour
être un haut lieu du catharisme, a constitué, depuis le début de la croisade
des Albigeois, un enjeu de poids. Elle
est tombée en juillet 1212 aux mains de Robert de Mauvoisins, un des proches
compagnons de Simon de Montfort puis, reprise deux ans plus tard par le comte
Raymond VI, elle a, de nouveau, été conquise
par les croisés malgré la présence en
Aquitaine du roi d’Angleterre Jean Sans Terre, beau-frère et allié du comte de
Toulouse.
Printemps 1219 – bataille de Baziège
Partie de Carcassonne en direction de Marmande, une partie de
l’armée levée par Amaury de Montfort que commandent Alain de Roucy, Foucaud de
Berzy, le comte Hugues de Lacy et le vicomte Sicard IV de Lautrec fait face à
Baziège au comte Raymond-Roger de Foix, alors que celui-ci achemine un convoi
de ravitaillement vers Toulouse. Rapidement alerté, le jeune comte Raymond VII
qui se rendait, de son côté, à Marmande fait demi-tour avec ses troupes pour
aller prêter main forte au Comte de Foix. Les deux seigneurs comptent dans leurs
rangs de nombreux seigneurs locaux dont un certain nombre de « faydits »
parmi lesquels Chabert de Barbaira, Guillaume de Niort, Bernard-Amiel de
Pailhès et Jourdain de Cabaret. La cavalerie dont disposent les armées
méridionales, en la circonstance nettement supérieures en nombre, sème la
panique parmi les colonnes à pied des croisés avant qu’elles ne soient anéanties
par l’infanterie toulousaine.
2 juin 1219 – Ayant quitté Paris le 16 mai, le prince Louis se présente devant Marmande à la tête d’une imposante armée composée de près de 600 chevaliers et de 10 000 archers. Il a également, à ses côtés, une vingtaine d’évêques et une trentaine de comtes. Il y retrouve les compagnies d'Amaury de Montfort qui, depuis leur arrivée quelques semaines plus tôt, campent dans les environs, attendant impatiemment les renforts.
10 juin 1219 – ne
pouvant répliquer à la puissance des machines de guerre dont dispose l’armée du
prince Louis, Centule d’Astarac qui commande la défense de Marmande est
contraint de déposer les armes. Contre l’avis du légat Bertrand qui
réclame sa tête, il obtient la vie sauve et celle de ses soldats mais ne peut
empêcher les représailles auxquelles se
livrent sans attendre les troupes du prince. La ville de Marmande est pillée
avant d’être incendiée tandis que 5000 habitants sont massacrés.
En ravivant le souvenir du sac de Béziers perpétré dix ans plus tôt par les croisés de Simon de Montfort, les horreurs qui suivent la prise de Marmande suscitent la méfiance des populations à l’égard du prince Louis dont le comportement laisse présager le retour de violences certainement comparables à celles des années précédentes.
17 juin 1219 – les armées conjointes du prince Louis et d'Amaury de Montfort arrivent devant
Toulouse. Informés des massacres commis quelques jours plus tôt lors de la
prise de Marmande, les habitants de Toulouse ont renforcé leurs défenses, prêts
à lutter contre l’armée royale comme un an plus tôt contre Simon de Montfort.
Disposant d’une armée supérieure en nombre, le prince Louis a aussi l’avantage de posséder un nombre important de machines de guerre. Il se heurte, toutefois, à la ténacité des Toulousains que sont venus renforcer plusieurs seigneurs faydits parmi lesquels Guilhem IV de Minerve et Jourdain Cabaret, le frère de Pierre Roger seigneur de Lastours et gendre de Guillaume de Durban.
1er août 1219 – face à la défense acharnée des Toulousains et malgré les supplications d’Amaury de Montfort et du légat Bertrand, le prince Louis reconnait son échec et décide de lever le siège de la ville, justifiant sa décision par l’expiration de la quarantaine. Il laisse, toutefois, un contingent de 200 chevaliers à la disposition d’Amaury de Montfort.
Raymond VII peut, en revanche, se féliciter d’une victoire d’autant plus symbolique qu’elle met un frein définitif à l’esprit de la croisade. Bien que toujours revêtu du titre de Comte de Toulouse, Amaury de Montfort se retrouve isolé, sans même disposer de repère sur son propre avenir dans les terres du Midi. Il part vers Castelnaudary retrouver Hugues II de Lacy, proche conseiller de Simon de Montfort qui avait dû quitter ses terres d’Irlande suite à ses démêlés avec le roi d’Angleterre Jean Sans Terre. Devenu depuis 1211 seigneur de Laurac et de Castelnaudary, Hugues de Lacy doit alors faire face aux agissements du Comte de Foix qui, depuis la levée du siège de Toulouse, a envoyé ses troupes dans le Lauragais y voler du bétail et enlever des paysans.
30 octobre 1219 - Amaury de Montfort fait halte à Castelnaudary où il est accueilli par Hugues II de Lacy, proche conseiller de son père connu pour son audace, avant de poursuivre sa route vers Carcassonne où il s'apprête à passer l'hiver.
Issu d'une famille rattachée à la noblesse anglo-normande, Hugues II de Lacy (c.1176-1242), ancien comte d'Ulster, avait été chassé de ses terres d’Irlande en raison de ses démêlés avec le roi d’Angleterre Jean Sans Terre. Il avait choisi de rejoindre la croisade avec la volonté d'affronter le comte Raymond VI, allié du roi d'Angleterre. Il n'avait, d'ailleurs pas tardé, à prendre sa revanche sur son ennemi en mettant en déroute le sénéchal de Jean Sans Terre Savary de Mauléon devant Castelnaudary. C'est une des raisons pour lesquelles il avait été gratifié en 1211, en échange, des seigneuries de Laurac et de Castelnaudary. Le vent à tourné depuis. Ne disposant que d'une poignée fidèles, il lui faut faire face aux agissements du Comte de Foix qui, depuis la levée du siège de Toulouse, a envoyé ses troupes dans le Lauragais y voler du bétail et enlever des paysans.
1219 – les prudhommes de Bourg fondent à Narbonne une société
appelée l’Amistance regroupant toutes
les catégories sociales dans le but de défendre leurs intérêts contre les
exactions commises par les seigneurs locaux. Ils font ensemble « la
promesse de défendre envers et contre tous leurs biens et privilèges sauf le
droit légitime de l’Eglise et des sieurs archevesques et vicomtes. »
2 janvier 1220 - Dans un acte daté de Béziers, Amaury de Montfort promet de remettre à Aymeri, vicomte de Narbonne le château de Lézignan alors occupé par son oncle Gui, sous peine de devoir lui verser la somme de 300 livres Melgueil si la cession n'a pas eu lieu avant le jour de Pâques (29 mars).
5 février 1220 - le légat pontifical Conrad d'Urach stipule dans une charte établie à Carcassonne que "toutes les terres et les revenus qu'Amaury, duc de Narbonne, comte de Toulouse, seigneur de Montfort et ses barons ont donné à l'Ordre de la Foi de Jésus sur le territoire de Narbonne lui reviendront ainsi qu'aux autres donateurs".
Issu d'une puissante famille comtale de Souabe, Conrad d'Urach (c.1177-1227) a choisi jeune la vie monastique. Il a rapidement gravi les échelons au sein de l'ordre cistercien jusqu'à devenir abbé de Citeaux en 1217. Nommé deux ans plus tard cardinal évêque de Porto par le pape Honorius III, il a été peu après nommé légat en France en raison notamment de ses liens avec les Frères Prêcheurs de Dominique de Guzman.
L'Ordre de la Foi de Jésus ne sera reconnu officiellement qu'un an nplus tard. Prenant comme modèles les Templiers chargés de combattre les Arabo-musulmans en Terre Sainte, ce nouvel ordre s'est fixé comme objectif de lutter contre l'hérésie dans le pays de Narbonne, partant du constat de complicités vivaces entre les milieux ecclésiastiques locaux et les cathares. C'est à la même époque que les Frères Prêcheurs tentent de fonder un établissement dans le quartier de Bourg mais ils en sont rapidement chassés par les habitants eux-mêmes, leur sympathie penchant majoritairement du côté des cathares. Il en est de même pour les Franciscains qui, victimes eux aussi, de la méfiance qu'inspirent aux Narbonnais les ordres religieux sont expulsés peu de temps après leur installation en ville.
Printemps 1220 - chassé de Béziers, le légat Conrad d'Urach se réfugie à Narbonne auprès de l'archevêque Arnaud-Amalric, cistercien comme lui.
13 juillet 1220 – Amaury de Montfort fait le siège de Castelnaudary. Son frère Guy, comte de Bigorre est tué à l'âge de 25 ans, le 23 juillet, au cours d’un engagement. Le corps est transporté jusqu'à Carcassonne pour y être inhumé à titre provisoire dans la cathédrale Saint Nazaire où repose déjà Simon de Montfort.
Reprise à l’automne précédent à Hugues de Lacy par Raymond le Jeune, la ville résiste au fil des mois à l’armée croisée jusqu’à ce que le 10 mars 1221, Amaury de Montfort se décide à lever le siège après avoir vainement attendu des renforts venus du nord. Il part se replier à Carcassonne.
1er septembre 1220 – le comte Raymond VI et son fils Raymond le Jeune autorisent les consuls de Toulouse à organiser des représailles contre les « malefactores », c’est-à-dire ceux qui ont collaboré avec les croisés. Sont particulièrement visés ceux quoi ne parlent pas l’occitan, le français étant considéré comme une langue étrangère.
L’archevêque de Narbonne Arnaud-Amalric a été dès 1215, le premier à défendre un particularisme occitan à un moment où il a été désinvesti du titre de duc de Narbonne au profit de Simon de Montfort. D’origine catalane, voire même possédant des liens familiaux avec la famille vicomtale de Narbonne, il a, de la sorte, acquis une certaine reconnaissance après avoir été à l’origine des nombreuses atrocités commises contre les cathares dans les premières années de la croisade.
6 septembre 1220 - Amaury de Montfort confirme à Pierre Amiel, archidiacre de Narbonne et camérier de Béziers la possession dans cette dernière ville de plusieurs maisons confisqués à Guillaume et Raymond de Lespignan.
Septembre 1220 - le pape Honorius III exige des services de l'archevêque Arnaud-Amalric de Narbonne de se mettre à la disposition du légat Conrad von Urach pour lutter contre les hérétiques.
17 octobre 1220 – le légat Conrad fonde la faculté de Médecine de Montpellier.

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